Fabian VOL

54 ans, citadin (Saint-Germain-en-Laye), la photographie animalière et plus largement de nature constituent pour moi une échappatoire à une vie citadine où les rêves en vert sont hélas peu nombreux. J’aime les grands espaces et le grand air. Mes zones de chasse photographique sont la proche région parisienne (Rambouillet, Saint-Quentin-en-Yvelines, Forêt de Marly), le Vexin Français, la baie de Somme, les Pyrénées, les Asturies et le Mexique. En macrophotographie j’aime tout particulièrement les fonds épurés qui facilitent la lecture des images en focalisant l’attention sur le sujet.

Pour cette même raison, en photographie d’oiseaux ou de mammifères je préfère les longues focales à grande ouverture. Mes optiques préférées sont le 100mm macro f/2.8 IS L que j’utilise principalement à main levée ou calé sur un bean bag avec un viseur d’angle, le 65mm MP-E qui donne accès à de nombreux sujets peu traités, les collemboles en particulier et le 500mm f/4.0 IS L que j’utilise avec un trépied carbone coiffé d’une rotule pendulaire. Même si je préfère le rendu des capteurs plein format, je photographie principalement avec un boitier EOS7D dont j’apprécie la réactivité de l’autofocus. Je pratique indifféremment la billebaude et l’affût, même si je me suis rendu compte dans la forêt tropicale mexicaine que cette dernière technique permettait l’accès à un plus grand nombre de sujets.

De mon point de vue, tous les animaux, du plus petits des collemboles au cerf constituent des sujets d’intérêt. Je suis venu à la photographie de nature par un tropisme naturaliste et l'intérêt porté aux sujets. Le souci de l’esthétisme et une certaine démarche « artistique » ne sont intervenus que par la suite en m’inspirant du travail des autres. Aujourd’hui, je préfère réaliser une belle photographie d’un animal commun à un cliché moyen de la bête rare.

Je suis très éclectique dans mes sujets, même si je traite davantage certaines thématiques (grues, phoques, oiseaux, ours brun, orchidées, reptiles, papillons, mouches, collemboles, araignées …).

Re-collembolesque

Description : L'exposition présente une série de photos de collemboles prise en forêt de Marly (Yvelines). Pourtant naturaliste depuis de nombreuses années, je n'ai découvert ces petits hexapodes que très récemment. Fasciné depuis par ces animaux de très petite taille (la plus grande des espèces françaises, Pogonognathellus longicornis, atteint 9mm au maximum mais la plupart mesurent entre 0.3 et 2mm pour une masse de 0.2 à 1.5mg), je leur consacre de nombreuses sorties photographiques, l'hiver en particulier. Arbres, fleurs, plantes, litières, sols, souches, mousse, lichen, vase, mares : ce sont autant de lieux où on peut les découvrir. Les collemboles sont d'excellents bio-indicateurs car ils évitent les sols pollués ou appauvris. Ainsi la norme ISO 17512-2:2011 destinée à mesurer la qualité des sols s'appuie sur une espèce de collembole Folsomia candida dont le cycle est particulièrement rapide.

Bien qu'ayant trois paires de pattes et des antennes, ce ne sont pas des insectes. Ils se distinguent de ces derniers par la présence d'un organe spécialisé, la furca (qui leur sert à sauter), le collophore dont le rôle n'est pas connu précisément mais qui servirait entre autres à réguler la pression osmotique, par une structure des pattes différente, par des pièces buccales cachées dans une capsule céphalique et enfin par l'absence d'ailes. Ce sont les plus anciens hexapodes fossilisés connus, antérieurs aux insectes. On en trouve des traces au Dévonien (-400Ma).

Cela fait quelques années que ces hexapodes sont devenus "à la mode" chez les photographes de nature car ils sont relativement photogéniques avec leur couleurs vives et leur forme rondouillarde, en particulier chez les Symphypleona. Par ailleurs le recours à des rapports de reproduction élevé a pour conséquence immédiate une profondeur de champ réduite, ce qui peut être à l'origine de jolis flous ou flares. Parfois, cette profondeur de champ est vraiment trop réduite et on peut recourir au focus stacking lorsque les bestioles veulent bien rester immobiles quelques instants. C'est le cas de quelques photos de la série.

  • Wix Facebook page
  • Wix Twitter page

© 2014-2019 Festiphoto Foret de Rambouillet Organisation